La construction de logements en France chute à son plus bas niveau depuis deux décennies

La construction de logements en France chute à son plus bas niveau depuis deux décennies La construction de logements en France chute à son plus bas niveau depuis deux décennies
En bref :
• Le secteur immobilier français atteint un plancher historique avec seulement 18 900 mises en chantier en septembre 2024, soit une baisse de 9,8% en un mois.

• Sur l'année écoulée (octobre 2023-septembre 2024), le nombre de logements mis en chantier s'élève à 264 000, en recul de 19,7% par rapport à l'année précédente et 41% sous la moyenne d'avant-Covid.

• La maison individuelle est particulièrement touchée (-26,4%), tandis que les appartements résistent mieux mais reculent tout de même (-14,9%).

• La production actuelle est largement inférieure aux recommandations du Secrétariat à la planification écologique qui préconise 302 000 à 360 000 logements annuels.

• Cette situation aggrave la crise du logement, impacte négativement tout l'écosystème du bâtiment et risque d'accentuer les inégalités d'accès au logement.

Figure-vous que le secteur immobilier français traverse une période particulièrement morose. Les derniers chiffres du ministère de la Transition écologique sont tombés, et ils ne sont pas réjouissants. En septembre 2024, nous avons atteint un plancher historique pour les mises en chantier. Mais comment en est-on arrivé là et quelles conséquences pour le du ? Explorez les données officielles.

Une chute vertigineuse des constructions en 2024

Je n’irai pas par quatre chemins : la situation est préoccupante. En septembre 2024, seulement 18 900 chantiers ont démarré sur l’ensemble du . Vous avez bien lu. C’est une dégringolade de 9,8% en un seul mois!

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Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène, c’est tout simplement le volume mensuel le plus faible enregistré depuis 24 ans. Ça fait réfléchir, non?

Sur une année complète, entre octobre 2023 et septembre 2024, le nombre de logements mis en chantier s’élève à 264 000, soit un recul de 19,7% par rapport à l’année précédente. Si l’on compare à la période avant Covid, c’est encore plus flagrant : nous sommes 41% en-dessous de la moyenne d’avant-crise.

L’effondrement touche tous les segments du marché

La individuelle prend la plus grosse claque avec une chute de 26,4%. Les appartements résistent un peu mieux, mais accusent tout de même un repli de 14,9%. Et pour les permis de construire, même topo : -9,4% sur un an, toutes catégories confondues.

Bon, soyons honnêtes, personne n’a été épargné :

Type de logement Baisse des mises en chantier Baisse des permis de construire
Maisons individuelles -26,4% -16,1%
Appartements -14,9% -5,2%
Total -19,7% -9,4%

Loin des objectifs gouvernementaux

Tu vois ce que ça donne quand les chiffres s’écroulent? On se retrouve très loin des recommandations officielles. Le Secrétariat à la planification écologique préconise un rythme annuel de 302 000 à 360 000 logements. Avec nos 264 000 constructions sur les douze derniers mois, nous sommes bien en-deçà.

J’ai discuté la semaine dernière avec un promoteur immobilier qui m’expliquait que le durcissement des conditions de crédit combiné à l’augmentation des coûts de avait complètement paralysé certains de ses projets. « On a des terrains, on a des plans, mais on n’a plus d’acheteurs solvables », m’a-t-il confié.

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Un rappel pour les propriétaires de en construction

Petit conseil pratique au passage : si vous avez un logement en cours de construction, n’attendez pas la fin des pour souscrire une assurance . L’idéal est de le faire dès que le bien peut accueillir des , c’est-à-dire après l’installation de la menuiserie et de la toiture. Ça vous évitera bien des soucis en cas d’imprévu.

Perspectives et conséquences sur le marché

Cette chute de production n’est pas sans conséquence. D’abord, elle aggrave la crise du logement déjà bien installée. Moins de constructions, c’est mathématiquement moins d’offres face à une demande qui, elle, ne faiblit pas dans les zones tendues.

Ensuite, c’est tout un secteur économique qui souffre. BTP, architectes, artisans… L’écosystème du bâtiment traverse une zone de turbulences qui pourrait durer.

Enfin, et c’est peut-être le plus inquiétant, cette situation risque d’accentuer les inégalités d’ au logement. Quand l’offre se raréfie, les prix ne suivent pas nécessairement à la baisse, surtout dans les zones les plus attractives.

Il y a quelques jours, j’ai croisé Stéphane, un ami agent immobilier depuis 15 ans. Sa conclusion était sans appel : « En 2008, on avait une crise financière. Aujourd’hui, on a une crise de production qui pourrait avoir des effets tout aussi durables. »

Et maintenant, que va-t-il se passer?

Cette dégringolade historique des constructions va-t-elle se poursuivre ou assistons-nous au fond de la crise? Difficile à dire, mais une chose est sûre : le marché du logement est en pleine mutation. Et si cette période difficile était finalement l’occasion de repenser notre façon de construire et d’habiter? Après tout, les grandes transformations naissent souvent des plus grandes difficultés.

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